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économie - Page 7

  • Les entrepreuneurs Belges se tournent (enfin) vers l'Afrique

    Alors que les pays Africains affichent de fortes croissances économiques depuis de nombreuses années et font part d'un dynamisme réelle alors que la paix s'installe de manière durable dans de nombreux pays, les pays francophones du Nord s'intéressent de plus en plus à développer des partenariats économiques au Sud de la Méditerranée, comme le montre cet article de la Libre Belgique :

    http://www.lalibre.be/economie/actualite/il-faut-miser-sur-l-afrique-5543a2c835704bb01c10e66c

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    Cette semaine, un air d’Afrique planait le long du lac de Genval, où près de 200 hommes d’affaires africains ont rendu visite à leurs homologues belges. Et il y a du pain sur la planche, car le constat est là : les entreprises belges et wallonnes en particulier, ne tentent pas assez l’aventure africaine. "Il n’y a que 2 % des exportations totales qui partent vers l’Afrique. C’est insuffisant et il faut y remédier", souligne Pascale Delcomminette, administratrice générale de l’AWEX, l’agence wallonne pour l’exportation.

     

    Instabilité inquiétante

     

    Les freins des entrepreneurs belges viennent surtout du manque de stabilité politique et social de plusieurs pays africains, le cas du Burundi en étant le dernier exemple. "Cela reste très compliqué de s’installer en Afrique" , explique un homme d’affaires wallon. " Mais à moyen terme, le continent va être intéressant. Maintenant il n’y a pas qu’une Afrique. Chaque pays vit des situations différentes." Les attentes sont aussi souvent distinctes des deux côtés de la Méditerranée. Les Belges cherchent avant tout de nouveaux marchés sur le Continent noir, comme l’entreprise Delaunoit (ponts roulants) qui explique avoir été "sauvée" de la crise européenne suite à son virage vers l’Afrique. Côté africain, on recherche davantage des "financements pour des projets locaux", nous explique un journaliste à la chaîne de télévision nationale ivoirienne.

     

    Côte d’Ivoire à l’honneur

     

    La Côte d’Ivoire était justement l’un des pays à l’honneur de ce forum organisé par Africa Rise, une ASBL menée par la diaspora africaine en Belgique. Avec une croissance de 10 % prévue cette année, la Côte d’Ivoire est devenue l’un des moteurs économiques du continent africain. "On a retrouvé la paix et la sécurité, mais il faut encore travailler à la réconciliation nationale", explique le Premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncan, qui espère des "élections apaisées" dans son pays en octobre prochain. Il voit le secteur privé comme moteur de la croissance ivoirienne.

     

    Continent de l’espoir

     

    "Mais les entrepreneurs étrangers ne vont pas venir pour nos beaux yeux. Ils demandent de la stabilité." Selon lui, l’Afrique doit améliorer sa gouvernance en misant sur des "institutions fortes" et non "des hommes forts". "Il faut miser sur l’Afrique qui va passer du statut du Continent du désespoir à celui de l’espoir. Les potentialités sont énormes. Pourquoi l’Afrique ne pourrait pas faire ce qu’a fait l’Asie ces cinquante dernières années ?"

     

    ...

     

     

  • Une initiative pour venir en aide aux réfugiés au Burundi : créer une université

    C'est une histoire qui mets du baume au cœur en ces temps difficiles pour les réfugiés : Yveline Wood, une artiste suisse a réussi à mobiliser des énergies d'un grand nombre de pays pour parvenir à créer une nouvelle université au Burundi, dans un camps de réfugié. Entre bonnes volontés du Nord et du Sud, il a fallu coordonner l'aide de plusieurs pays pour parvenir à monter cet incroyable projet (Suisse, France, Belgique, Congo, Burundi) :

    http://www.france24.com/fr/20150319-burundi-premiere-universite-camp-refugies-musasa-rd-congo-hcr-nations-unies/

    http://etudiant.lefigaro.fr/international/actu/detail/article/bientot-une-universite-dans-un-camp-de-refugies-12895/

    http://ici.radio-canada.ca/emissions/desautels_le_dimanche/2014-2015/chronique.asp?idChronique=369895


    http://ici.radio-canada.ca/emissions/lib_radio/v3.2/incpages/pop_indexeur.asp?idMedia=7275343&appCode=medianet&time=2632&json={%22idEmission%22:%223472323%20%22,%22Date%22:%222015/04/19%22,%22numeroEmission%22:%224485%22,%22urllabase%22:%22/emissions/desautels_le_dimanche/2014-2015%22}

    Une université va ouvrir ses portes dans le camp de Musasa au Burundi

           
     

    © HCR | Grâce au HCR, 200 jeunes réfugiés du camp de Musasa, comme ceux présents sur cette photo, vont pouvoir suivre un enseignement universitaire.

    Texte par Stéphanie TROUILLARD 

    Dernière modification : 20/03/2015

    Pour la première fois, une université va ouvrir ses portes dans un camp de réfugiés. Ce projet pilote soutenu par le HCR va naître au Burundi, dans le camp de Musasa où vivent près de 7 000 personnes ayant fui la RD Congo pour la plupart.

    À partir de septembre 2015, 200 jeunes réfugiés du camp de Musasa vont pouvoir suivre un enseignement universitaire. Sous l’égide du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), une université va ouvrir ses portes dans ce camp situé dans le nord du Burundi et qui accueille 6 700 réfugiés, majoritairement originaires de la République démocratique du Congo.

    "Il faut assurer bien sûr la nourriture, l’approvisionnement en eau pour les réfugiés, mais ce qui manque souvent c’est l’éducation et l’accès à la culture", insiste Philippe Leclerc, représentant pour la France du HCR lors de la présentation de ce projet à Paris, jeudi 19 mars.

    La création d’une telle université est en effet une première dans l’histoire des camps de réfugiés. "Le modèle, jusqu’à présent, consistait à donner des bourses [pour des établissements en Europe], mais seuls quelques individus en profitaient et souvent ils ne rentraient pas en Afrique car ils avaient trouvé un travail après avoir été dans des universités ici, explique Jean-Noël Wetterwald, ancien représentant du HCR. C’est une initiative innovante qui donne une chance à ces jeunes de continuer leurs études. C’est une classe d’âge qui est particulièrement vulnérable car dans les camps, on a beaucoup de temps à perdre et souvent on se lance dans des activités qui ne sont pas les plus constructives."

    Une formation adaptée au contexte des Grands lacs

    Ce projet d’université appelée "UniRef" a été imaginé par l’artiste plasticienne suisse Yvelyne Wood, connue pour son engagement contre les violences faites aux femmes en temps de guerre. Pour elle, il s’agit avant tout de permettre à ces étudiants de s’intégrer au mieux dans le tissu économique local : "Ce que nous souhaitons, c’est leur donner une formation adaptée au contexte des Grands lacs et leur permettre de quitter le camp avec leur famille et de reprendre le cours de la vie au quotidien, de ne plus être sous aide internationale mais de redevenir des personnes indépendantes."

    Pour cela, 200 étudiants bacheliers (dont 25 % seront également issus des villages burundais situés aux alentours du camp) vont suivre pendant un an une formation généraliste basée sur des programmes élaborés par un organisme français, le Centre national d’enseignement à distance (CNED). Ils pourront ensuite s’orienter vers des études courtes comme un BTS ou s’engager vers des formations plus longues de type Bachelor ou Master. L’accent sera mis sur les disciplines suivantes : comptabilité, commerce, marketing, informatique ou encore agrobusiness. Même si cette initiative est soutenue par plusieurs établissements européens comme l’École polytechnique fédérale de Lausanne, le corps enseignant sera essentiellement composé de professeurs burundais.

     

    YVELYNE WOOD DANS LE CAMP DE MUSASA EN 2014
    © http://www.swissho.ch

     

    Un espoir pour les jeunes réfugiés

    Si les résultats sont concluants, le HCR espère que ce projet, pour l’instant un cas unique, pourra être mis en place dans d’autres camps de réfugiés. "Nous pensons notamment aux réfugiés syriens, à cette génération gâchée", a ainsi souligné Yvelyne Wood. L’organisme des Nations Unies s’occupe actuellement de plus de 17 millions de personnes à travers le monde. Pour l’ambassadeur du Burundi en France, Dieudonné Ndabarushimana, lui-même ancien réfugié pendant 10 ans au Cameroun, ce type d’initiative ne peut être qu’encouragé : "Derrière le désespoir, il y a de l’espoir qui peut renaître grâce à ces initiatives et à cette façon de penser aux réfugiés des camps et quand vous leur donnez les outils pour s’intégrer dans le milieu qui les accueille." Au total, près de 53 000 congolais sont actuellement réfugiés au Burundi.

  • Forte croissance économique en Afrique centrale et de l'ouest

    Le FMI a livré cette semaine ses prévisions de croissance corrigées pour 2015 et le moins que l'on puisse dire c'est qu'une fois de plus certains pays Africains se démarquent positivement. C'est le cas de la République Démocratique du Congo (ou Congo Kinshasa) qui pourrait tout simplement devenir le pays du monde avec la plus forte croissance économique avec 9,5% (soit bien plus que la Chine ou l'Inde). Un symbole fort pour ce pays qui a longtemps souffert de la guerre. 

    Un autre pays dont la stabilité a permis de retrouver des forts taux de croissance : la Côte d'Ivoire. Avec 7,5% c'est tout simplement le pays dit de revenu intermédiaire qui pourrait enregistrer la plus forte croissance économique.

    Evidemment croissance économique ne signifie pas obligatoirement baisse des inégalités et hausse du niveau de vie, mais l'on ne peut que se réjouir de cet élément positif dans la réduction de la pauvreté en Afrique. 

     

    le rapport du FMI :

    http://www.imf.org/external/french/pubs/ft/weo/2015/01/pdf/textf.pdf

     

    http://www.digitalcongo.net/article/106320

    La lettre du FMI à Matata Ponyo fait la Une de bon nombre des journaux parus ce vendredi à Kinshasa.

    « La RDC est dans la bonne direction », affiche à la Une L’OBSERVATEUR. Le confrère rapporte que M. Oscar Melado, Représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) en République démocratique du Congo, a été l’hôte du Premier ministre, Matata Ponyo, jeudi 2 avril à l’Hôtel du gouvernement.

    Il a présenté au numéro un de l’Exécutif congolais, une correspondance de David Lipton, directeur général adjoint du FMI qui se dit « très impressionné par les performances de la RDC. David Lipton constate aussi que la RDC est un pays stratégique pour le développement » dans la Région. Le FMI salue ainsi « le Gouvernement d’avoir posé la fondation du développement ».

    Dans le même registre, L’AVENIR souligne que M. Lipton se dit très impressionné par les progrès accomplis par la RDC ces dernières années, notamment la forte croissance économique, accompagnée d’une stabilité des prix et du taux de change.

    Toutefois, le directeur général adjoint du FMI fait remarquer que préserver ces progrès dans un environnement intérieur et extérieur difficile restera un défi à relever. Il en sera de même pour diversifier l’économie et rendre la croissance plus inclusive afin qu’un plus grand nombre puisse bénéficier des fruits de la croissance. Il reste convaincu que la mise en œuvre énergique des bonnes politiques contribuera à améliorer sensiblement le niveau.

    Pour LA PROSPERITE, le constat fait par le FMI à propos de performances qu’aligne la République démocratique du Congo est la conclusion de la dernière mission du FMI à Kinshasa.

    Dans la lettre adressée par le FMI à Matata Ponyo et dont la consoeur publie le texte in extenso, le FMI indique que les prochaines consultations au titre de l’article IV et les assemblées de printemps vont être pour le Fonds monétaire international d’excellentes occasions d’approfondir le dialogue économique et convenir de la modalité la plus appropriée pour assister la RDC.

    LE POTENTIEL consacre sa manchette à Luzolo Bambi, nommé récemment Conseiller spécial du Chef de l’Etat en matière de la Bonne gouvernance, de lutte contre la corruption et le blanchiment des capitaux. Le confrère note que Luzolo Bambi est face à une tâche difficile et qu’il faut lui conférer des pouvoirs spéciaux.

    LE POTENTIEL souligne que le passage de Luzolo Bambi au ministère de la Justice est resté mémorable, notamment l’opération de chasse aux « Kuluna », la nouvelle race de délinquants urbains. Les lotissements illicites et leurs auteurs n’étaient pas épargnés. Fera-t-il preuve du même dynamisme en neutralisant tous les criminels en col blanc qui écument tous les secteurs de l’appareil de l’Etat ? Il lui faut, non seulement des pouvoirs spéciaux, mais aussi des moyens adéquats pour satisfaire aux atteintes du Chef de l’Etat, soutient le confrère.

    Sous le titre : « Calendrier global : des couacs en perspective d’ici le 15 avril », FORUM DES AS note que le calendrier électoral global publié il y a deux mois par la CENI est déjà en marche. La première date d’exécution des opérations préélectorales est celle du 15 avril 2015. A cette date, il est prévu l’ouverture du dépôt des candidatures pour les élections provinciales fixées, elles, en novembre 2015. Le 15 avril, c’est dans 12 jours. Il risque d’accoucher du premier couac sur le front du calendrier électoral global. Le non respect de cette échéance aura certainement des répercussions sur les autres étapes prévues au calendrier.

    Théodore Ngangu/MMC